Magnitude 100

 

Le noir est un roc, dont la carrière s’étend à l’infini. Il faut chercher derrière le fleuve où se trouve le filon, la fissure qui nous mènera aux entrailles de l’océan. Ouvrir cette écorce d’eau et de feu. L’écouter craqueler.

Le blanc est un chiffon mouillé qui sèche et jaunit au soleil ; et parfois, se rembrunit, s’il y avait un peu de rouille, un fil de fer qui trainait là, de la mélasse. Figé à vif, il entrecroise la matière et s’entrechoque d’une diagonale à l’autre, espace trigonométrique.

Le noir est gris comme un blanc de fumée qui se déplacerait d’onde en onde, à quelques centimètres en-dessous de la surface. Les tableaux ont une vie de plongeurs.

Le blanc essuie la lumière. Il la ravive.